7 septembre 2015

La conquête du monde par la vigne

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Si l‘on évoquait à présent la Géographie ou « la conquête du monde par la vigne! », cette chère vigne prospère principalement dans les zones tempérées de nos deux hémisphères, enfin, jusqu’à aujourd’hui car avec ce que prédisent certains climatologues, cela pourrait évoluer dans les siècles à venir. En regardant un atlas nous trouvons les régions productrices entre le 50e et le 30e degré de latitude nord et entre le 30e et le 40e degré de latitude sud.

En effet, la vigne ne supporte pas les trop grandes chaleurs extrêmes ni même les froids excessifs et non plus les pluies diluviennes ni les sècheresses trop rigoureuses. Avec un petit point d‘histoire, on se rend compte que les régions où les raisins comestibles se sont développés sont celles qui ont connu des civilisations parvenues à l‘apogée de leurs connaissances, où le génie humain témoigne de la patience et du travail, génération après génération.

Les vignobles « originels » se situent dans le Caucase (Géorgie et Arménie) dans les îles de la mer Égée et en Égypte. Ils ont donné naissance à l’actuel vignoble mondial. En revanche, en Chine, au Japon, dans l‘est et le centre de l’Amérique du nord, les vignes se sont développées lentement, à cause des conditions climatiques défavorables. Certains vignobles sont nés grâce à des conquêtes militaires : en France ce sont les légions romaines qui les ont apportés. De même, à l’aube de notre temps, la puissance égéenne a imposé une hégémonie politique à la Grèce continentale et aida à créer le vignoble grec.

Bien plus près de nous, ce sont les conquêtes coloniales qui ont transplanté la vigne en Australie, en Nouvelle Zélande et en Amérique du sud. L’influence des missionnaires chrétiens accompagnant les armées coloniales pour prêcher la bonne parole ont réintroduit la culture du vin en Espagne du sud.

De même en Californie, où ce sont les missionnaires franciscains qui plantèrent les premiers arpents. En Afrique du sud, les protestants français sont partis après la révocation de l’Edit de Nantes en 1685 et sont à la base de la culture vinicole de ce pays. Les exemples se retrouvent dans tout bon livre d‘histoire.

Quant à la taille des surfaces viticoles, elle dépend de plus en plus des fluctuations économiques. Au Brésil lors d‘une crise touchant le cours du café, des planteurs ont loué une partie de leurs terres à des vignerons italiens! Dans l‘ancien empire austro-hongrois, ce sont les fluctuations politiques qui ont fait varier la taille des vignobles. Pour clore ce chapitre, les nombreux facteurs qui ont fait évoluer les surfaces viticoles dans le monde sont du ressort de l’activité humaine dans le cadre imparti par les limites climatiques évoquées au début de cet article.